Dyspnée d’origine cardiaque
| * Suspicion d’ischémie cardiaque |
| Celui-ci est composé d’éléments tels que : inconfort, douleur ou malaise entre l’ombilic et la mâchoire (incluant le thorax, le dos et les bras), dyspnée, faiblesse, diaphorèse ou pâleur soudaine et inexpliquée; ou toute autre présentation correspondante à la symptomatologie du patient connu MCAS. |
| ** Tableau clinique d’ischémie cardiaque |
| Probable | | Patient de tout âge connu MCAS ou ≥ 35 ans avec inconfort, douleur ou malaise thoracique antérieur qu’il exprime comme suit : - Serrement, pression, oppression, lourdeur, étau, écrasement, signe de Levine (signe de poing sur la poitrine), sensation d’étouffement ou d’indigestion
OU - Patient de tout âge connu MCAS avec douleur ou malaise associé à la symptomatologie habituelle
OU - Patient de tout âge présentant un IAMEST à l’ECG en concomitance avec tout inconfort ou tout malaise ischémique cardiaque (même atypique/non probable)
| | Non probable | - Inconfort, douleur ou malaise :
- Localisés à l’épigastre, aux hypocondres, ou situés uniquement aux bras ou à la mâchoire
- Exprimé par : coup, aiguille, coupure, couteau, pincement, point, etc.
- Symptômes persistants et continus depuis plus de 12 heures ou épisode de douleur très bref (quelques secondes).
| La sensation de brûlure peut être une présentation atypique de douleur ischémique cardiaque. La douleur augmentée à l’inspiration ou à la palpation ne peut exclure la présence d’une ischémie cardiaque. Le paramédic doit tenir compte du tableau clinique global (changements ischémiques à l’ECG, âge, comorbidité, signes et symptômes) afin de prendre une décision concernant le traitement du patient. |
Remarques
ECG en 12 dérivations
- Le premier ECG devrait être effectué dans les 10 minutes suivant le contact initial avec le patient.
- La saisie d’ECG sériée en transport est requise s’il y a :
- Persistance d’un tableau clinique compatible avec une ischémie cardiaque ou détérioration clinique; ET
- Changement de trajectoire vers un CH offrant l’intervention coronarienne percutanée. lorsque possible.
La saisie de l’ECG devrait être effectuée à intervalle d’environ 10 à 20 minutes dans des conditions favorisant l’obtention d’un ECG de qualité. Le transport peut être interrompu à deux reprises (maximum) pour la saisie.
- IAMEST (interprétation informatique du logiciel) :
- *** IM aigu ***;
- *** IDM ss-dc seg ST ***.
- Un ECG 12D, même en l’absence d’IAMEST, ne peut servir en aucun temps à conseiller un patient quant à son besoin, ou non, de transport en CH.
- Se référer aux directives régionales lors des situations suivantes :
- Saisie d’ECG dans un contexte de détresse/insuffisance respiratoire;
- ECG à transmettre en fonction de l’interprétation informatique.
Médication en ischémie cardiaque
- En présence d’un IAMEST suspecté sans tableau clinique d’ischémie cardiaque probable, le paramédic devrait administrer l’AAS. Dans le doute et si disponible, il peut attendre la confirmation de l’IAMEST par l’unité de soutien clinique (ou l’équivalent).
- S’il y a concomitance d’une douleur ischémique cardiaque probable avec une dyspnée d’origine cardiaque, considérer les particularités d’administration des médicaments en se référant à la fiche Nitroglycérine.
- La nitroglycérine ne doit pas être administrée avant l’obtention d’un ECG 12D de qualité acceptable (sauf si celui-ci ne peut être fait au chevet du patient).
- Considérer l’application du protocole Douleur aiguë (uniquement pour l’administration de fentanyl) en concomitance à la nitroglycérine. Ne pas administrer l’acétaminophène et l’ibuprofène dans ce contexte.
Transport
- Ne pas effectuer un transport urgent si le seul critère pour déterminer ce mode de conduite est l’IAMEST et que l’unité de soutien clinique clinique (ou l’équivalent) indique qu’il s’agit d’un faux positif.
- En transport vers le centre de reperfusion (IAMEST confirmé), si l’état du patient se détériore et qu’il devient instable, poursuivre le transport (ACR, effectuer d’abord les manoeuvres initiales) vers le centre de reperfusion, seulement si celui-ci est situé à un maximum de 15 minutes de route de plus que le CH le plus près. Si ce délai est de plus de 15 minutes, considérer l’avis de l’unité de soutien clinique (ou l’équivalent) ou celui du médecin traitant. Suivre les directives régionales de préavis.