04. Bronchoconstriction

Rédigé le 12/03/2026
Emilie Bonneau


L’IPRATROPIUM PEUT ÊTRE ADMINISTRÉ ET L’ÉCHELLE DE PRAM PEUT APPLIQUÉ SEULEMENT APRÈS AVOIR REÇU LA FORMATION APPROPRIÉE

 


INDICATIONS


Difficultés respiratoires* avec tableau clinique de bronchoconstriction**.


OBJECTIFS DE SOINS


  • Identifier une bronchoconstriction.
  • Soulager la dyspnée associée à la bronchoconstriction.
  • Améliorer la performance ventilatoire et assurer une oxygénation adéquate.
  • Prévenir la détérioration vers l’insuffisance respiratoire.

INTERVENTIONS


  • Si le patient est âgé de 6 mois et plus
    • considérer l’administration de salbutamol (voir la fiche Salbutamol).
  • Si le patient est âgé ≥ 1 an, en contexte de détresse ou d’insuffisance respiratoire*** ou qu’il obtient un score de PRAM ≥ 6 (voir Appréciation spécifique : échelle de PRAM; [Pediatric Respiratory Assessment Measure]) : 
    • considérer l’administration concomitante d’ipratropium et de salbutamol en nébulisation (voir la fiche Ipratropium). 
  • En contexte d’insuffisance respiratoire***:
    • Considérer l’assistance ventilatoire en se référant au protocole Insuffisance respiratoire;
    • Considérer l’administration du salbutamol/ipratropium en continu (sans attendre entre les doses);
    • Si le patient est asthmatique et qu’il est âgé de moins de 40 ans, considérer l’administration d’une dose unique d’épinéphrine (voir la fiche Épinéphrine (intramusculaire)) :
      • Si la détresse respiratoire réfractaire aux traitements (O2, salbutamol) avec désaturation (sous les valeurs cibles) est le seul élément indiquant une insuffisance respiratoire, considérer l’épinéphrine uniquement après trois traitements de salbutamol/ipratropium.

CONSIDÉRER


 

*Difficulté respiratoire
En présence d’une difficulté respiratoire chronique, les S/S de celle-ci doit être augmentée.
**Tableau clinique de bronchoconstriction
Celui-ci est composé d’éléments tels que : utilisation des muscles accessoires; sibilances/respiration sifflante (wheezing); diminution/absence du murmure vésiculaire bilatéral; phase expiratoire allongée; prise d’un bronchodilatateur.
***Tableau clinique de détresse et d’insuffisance respiratoire
Se référer à Appréciation de la sévérité de la difficulté respiratoire.


Remarques​

  • L’épinéphrine n’est pas le traitement de choix pour la bronchoconstriction (sauf dans un contexte d’anaphylaxie), et son utilisation est réservée aux cas les plus sévères. L’incapacité à inhaler le salbutamol/ipratropium  est une composante importante à considérer dans l’appréciation de la sévérité (hypoventilation).

  • Selon le contexte, l’épinéphrine peut être administrée en concomitance avec le salbutamol/ipratropium (insuffisance respiratoire) ou à la suite des 3 traitements de salbutamol/ipratropium (détresse respiratoire réfractaire aux traitements avec désaturation [sous les valeurs cibles]).

  • Une lunette nasale peut être installée sous le masque de salbutamol afin d’atteindre les valeurs cibles.

  • Chez l’enfant âgé ≥ 1 an, le score de PRAM peut être utilisé pour évaluer la sévérité d’un bronchospasme. Se référer à Appréciation spécifique : Échelle de PRAM.