INDICATIONS |
- Histoire d’intoxication avec des médicaments, de l’alcool, de la drogue ou tout autre produit.
OBJECTIFS DE SOINS |
- Identifier la présence d’un toxidrome.
- S’assurer d’une performance ventilatoire et d’une oxygénation adéquate (cibles de saturométrie).
- Administrer l’antidote pour l’intoxication aux opioïdes.
INTERVENTIONS |
- Rechercher des signes, des symptômes et des antécédents (médicaux, de consommation, etc.) pouvant expliquer la situation clinique :
- Considérer la prise de glycémie capillaire selon le contexte. Si la glycémie capillaire est ˂ 4 mmol/L, se référer au protocole Hypoglycémie.
- Rechercher le toxidrome (voir Toxidrômes et matières dangereuses).
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- Considérer l’administration de la naloxone (voir la fiche Naloxone) si suspicion d’intoxication /surdose aux opioïdes :
| Intoxication aux opioïdes (avec ou sans ordonnance) | Administration du fentanyl par le paramédic |
| (voir Toxidrômes et matières dangereuses) ET Bradypnée entraînant une hypoventilation ET État d’éveil « P-U » | ET Bradypnée entraînant une hypoventilation OU -3 à -5 sur l’échelle de Richmond (voir Échelle d’agitation et de sédation de Richmond). |
CONSIDÉRER |
Remarques
- Si un opioïde a été administré en établissement précédent un transfert, les critères d’administration de la naloxone s’appliquent comme s’il s’agissait d’un fentanyl administré par les paramédics.
- Documenter la quantité de Naloxone administrée par PI-témoin, PR (ex. : dosage, répétition).
- Certains patients peuvent présenter une rigidité musculaire au niveau du thorax et de la mâchoire ou des mouvements de type convulsif, secondaires à l’hypoxie ou à une co-ingestion de stimulants et d’opiacés.
Intoxication aux opioïdes d’ordonnance
- Opioïdes d’ordonnance (ex. : timbres de fentanyl, morphine, hydromorphone, oxycodone, codéine, méthadone, etc.) achetés en pharmacie et prescrits par un médecin à ce patient pour de la douleur aiguë ou chronique avec un dosage connu et pris de façon régulière.
- Puisque la réponse à la naloxone en cas de surdosage volontaire ou accidentel aux opioïdes d’ordonnance est bonne, une approche plus prudente est préconisée afin d’éviter le sevrage aigu. Le même raisonnement s’applique lors de l’administration du fentanyl par le paramédic.
Gestion des voies respiratoires/intubation
- Les méthodes de base de gestion des voies respiratoires doivent être appliquées jusqu’à trois minutes après la dernière dose de naloxone. Après ce délai, évaluer la possibilité d’intuber le patient (voir le protocole Insuffisance respiratoire).
- À l’exception d’un ACR ou d’une hypotension, s’il y a un retard dans la reconnaissance du tableau clinique d’intoxication aux opiacés et que le patient est déjà intubé, le paramédic ne doit pas administrer la naloxone considérant les complications potentielles (vomissements, symptômes de sevrage, etc.).
Centre antipoison du Québec (CAPQ) : 1 800 463-5060
- Lors d’intoxication chez le patient stable (excluant la prise d’opioïdes), considérer un contact téléphonique avec le CAPQ. Il est pertinent de contacter le CAPQ afin que ceux-ci évaluent le risque de détérioration clinique et communiquent avec le CH receveur, optimisant ainsi la prise en charge du patient.
- Chez le patient stable, lors d’une intoxication involontaire, le CAPQ peut être mis à contribution dans le processus de coévaluation impliquant également l’USC.
- Si le paramédic reçoit des directives d’un intervenant du CAPQ lors d’une intervention, se référer au protocole Directives d’un professionnel de la santé.
- Le CAPQ pourrait recommander une trajectoire particulière (corridor) en fonction des besoins du patient, si celle-ci est prévue par l’organisation régionale.
Intoxication pédiatrique
- Les intoxications du jeune enfant sont le plus souvent accidentelles, et se présentent parfois sans histoire claire d’ingestion. Chez le jeune enfant, un seul comprimé suffit parfois pour provoquer une intoxication mettant en danger les fonctions vitales. Considérer la possibilité de maltraitance de l’enfant (se référer au protocole Suspicion de maltraitance de l’enfant).