07. Dyspnée laryngée

Rédigé le 12/03/2026
Emilie Bonneau


L’ÉPINÉPHRINE EN NÉBULISATION PEUT ÊTRE ADMINISTRÉ SEULEMENT APRÈS AVOIR REÇU LA FORMATION APPROPRIÉE

 


INDICATIONS


  • Difficulté respiratoire* avec tableau clinique de dyspnée laryngée** avec stridor.

CONTRE-INDICATIONS



OBJECTIFS DE SOINS


  • Identifier et soulager la dyspnée associée à l’obstruction des voies aériennes supérieures. 
  • Améliorer la performance ventilatoire et assurer une oxygénation adéquate.
  • Prévenir la détérioration vers l’insuffisance respiratoire.

INTERVENTIONS


  • En contexte de détresse ou d’insuffisance respiratoire3 : 
    • si le patient est âgé ≥ 3 mois, considérer l’administration d’épinéphrine en nébulisation (voir la fiche Épinéphrine (nébulisation));
    • s’il y a insuffisance respiratoire3, considérer l’assistance ventilatoire. Se référer au protocole Insuffisance respiratoire.

CONSIDÉRER


 

* Difficulté respiratoire
En présence d’une difficulté respiratoire chronique, celle-ci doit être augmentée.
** Tableau clinique de dyspnée laryngée 
Celui-ci est composé de bruits inspiratoires (stridor) ET d’éléments tels que : utilisation des muscles accessoires / tirage, dysphonie, toux aboyante, odynophagie, symptômes d’IVRS, fièvre, anxiété/agitation, etc.
*** Tableau clinique d’insuffisance respiratoire 
Se référer à l’Appréciation de la sévérité de la difficulté respiratoire.

 


Remarques

  • En contexte d’anaphylaxie, l’épinéphrine en nébulisation ne doit jamais être utilisée seule, mais peut être administrée en concomitance avec l’épinéphrine IM si les conditions d’administration sont présentes. L’administration d’épinéphrine IM est prioritaire.
  • Lors de situation où les deux tableaux cliniques suivant se superposent (bronchoconstriction et dyspnée laryngée), l’administration d’épinéphrine en nébulisation est prioritaire à l’administration de salbutamol.
  • Particulièrement en pédiatrie, garder le patient le plus calme possible et en position assise (par exemple dans les bras d’un parent).
  • Bien que la laryngite striduleuse virale (faux croup) soit l’étiologie la plus fréquente de stridor chez l’enfant, d’autres étiologies sont possibles (épiglottite, trachéite bactérienne, abcès pharyngé, laryngomalacie, etc.).
  • La laryngite striduleuse est plus rare chez l’adulte. D’autres étiologies sont à considérer (abcès pharyngé, brûlure des voies respiratoires, néoplasie pharyngée, etc.). L’administration d’épinéphrine par nébulisation demeure à considérer.
  • Ne jamais administrer d’épinéphrine en cas de suspicion d’obstruction par un CE.